Malgré le boycott allemand, Airbus veut continuer à commercer avec Riyad

Alors que Berlin a suspendu ses livraisons d’armes à destination de l’Arabie saoudite, Airbus cherche des subterfuges.

L’assassinat au mois d’octobre dernier du journaliste, Jamal Khashoggi, dans les locaux du consulat saoudien, à Istanbul – et cela par un commando téléguidé par Riyad – continue de laisser des traces sur l’échiquier diplomatique international. Une donnée particulièrement palpable du côté outre-Rhin.

Et pour cause, Airbus se retrouve désormais contraint de revoir sa copie vis-à-vis de l’Arabie saoudite. Le géant de l’aéronautique est en effet dans l’impossibilité de vendre des avions militaires comprenant des pièces allemandes à destination du royaume mené par le prince Salman.

Tour de passe-passe

Selon Capital, l’entreprise européenne prépare donc un tour de passe-passe. Comment ? En revoyant tout simplement la conception de son avion de transport militaire C295 afin d’en enlever les composants “polémiques”.

De ce fait, « les phares d’atterrissage du C295, fabriqués en Allemagne, ne partiront pas en Arabie Saoudite tout comme les 4% des pièces de l’appareil d’origine germanique ». Cette équation pourrait toutefois rester insoluble dans d’autres cas. C’est d’autant plus vrai en ce qui concerne l’Eurofighter Typhoon, composé d’un tiers de pièces allemandes.

Pour information, Berlin souhaite maintenir cet embargo au-delà du 09 mars prochain… Date à laquelle ce dernier devait initialement trouver son épilogue.