Les forces kurdes tuent dans l’œuf une mutinerie dans une prison du nord-est syrien

5000 prisonniers de l’Etat islamique ont tenté le tout pour le tout lundi dans un centre de détention de la ville d’Hassaké.

Selon L’Express, les tensions ont éclaté dimanche 29 mars dans la prison de Ghouiran, où résident des milliers de djihadistes soupçonnés d’affiliation à l’EI, dont 2500 à 3000 étrangers. Néanmoins, un communiqué des Forces démocratiques syriennes (FDS) assure désormais que la situation est sous le contrôle total de la coalition dominée par les combattants kurdes. Tout en précisant qu’aucune évasion n’est à déplorer.

Dans les faits, les hussards avaient réussi à arracher les portes de leurs cellules et à prendre le contrôle du rez-de-chaussée de la prison. Des forces anti-terrorisme rattachées aux FDS sont alors directement intervenues afin d’étouffer la mutinerie et sécuriser les lieux.

Le retrait des Etats-Unis : un risque majeur sur le djihadisme

Pour rappel, la décision américaine de s’éloigner du dossier syrien le 7 octobre dernier pèse toujours très lourd dans la balance puisque l’oncle Sam, allié des FDS dans la lutte contre le djihadisme, laissent désormais le champ libre aux autorités turques d’en découdre avec ces mêmes kurdes, ennemis jurés du président Erdogan et par extension d’Ankara. Un postulat, qui au passage, vaut également pour les alliés de Bachar el-Assad : à savoir la Russie et l’Iran, véritable chimère de l’administration Trump et de Tel AvivMais aussi pour ces mêmes Kurdes qui ont dû se tourner vers Damas pour subsister.

Damas va-t-il subir le même sort que Téhéran ?

En conséquence, la Maison Blanche compte soumettre au régime de la capitale le même dispositif de sanctions économiques frappant actuellement Téhéran. Intitulée “Caesar Syria Civilian Protection Act”, cette loi « permettra (en cas de validation définitive par Donald Trump NDLR) de sanctionner tout gouvernement ou toute entité privée qui aide le régime ou contribue à la reconstruction de la Syrie », relaie L’Orient le Jour. Le but étant que la question de la responsabilité des crimes de guerre du président Assad ne passe pas par la case pertes et profits.

Le texte impactera ainsi « toute entreprise internationale qui investit dans les secteurs de l’énergie, de l’aviation, de la construction ou de l’ingénierie en Syrie, ainsi que toute personne qui prête de l’argent au régime. À titre d’exemple, une entreprise russe qui traite avec Damas ne tombe pas forcément aujourd’hui sous le coup des sanctions US. La nouvelle législation risque (donc) de changer la donne. De quoi dissuader sérieusement tout investisseur et fermer de manière plus globale l’accès du gouvernement syrien au système financier international ».

A lire aussi : La France libère son premier ressortissant djihadiste rentré de Syrie

Partages