Cinq soldats égyptiens libérés en Libye

Les efforts conjugués du Caire et de Khartoum ont permis d’obtenir la libération de ces soldats kidnappés à la frontière égypto-libyenne.

Ces derniers avaient été enlevés récemment dans la zone frontalière où l’armée égyptienne stationne afin d’empêcher d’éventuels djihadistes de poursuivre leur route vers le Sinaï.

Les malheureux avaient ensuite été transférés dans le sud de la Libye avant d’être retenus en otage par leurs ravisseurs, soulignent les services de renseignement soudanais. Pour autant, l’armée égyptienne est restée quant à elle beaucoup plus évasive dans ce dossier, préférant utiliser le terme de “patrouille portée disparue”, note RFI.

Est-ce dans le but de cacher un petit camouflet à même d’heurter la réputation des forces armées nationales ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer, sachant que la date de leur disparition n’a toujours pas été communiquée.

Une intervention soudanaise bienvenue

Quoi qu’il en soit, les cinq soldats ont été libérés lundi 30 juillet, transférés au Soudan, puis remis aux services de renseignements égyptiens. De son côté, Khartoum assure que « l’opération de sauvetage a duré plusieurs jours ».

Par ailleurs, il est important de noter que le rôle joué par le Soudan dans cette affaire pourrait assainir les relations entre Khartoum et Le Caire, divisés sur plusieurs dossiers africains.

Que ce soit sur le dossier libyen (le Soudan soutient le chef du gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU, Fayez Seraj, tandis que Le Caire place “ses billes” sur le maréchal Khalifa Haftar) ou l’épineuse problématique du Barrage de la Renaissance qui accentue les tensions entre le trio égyptien, soudanais et éthiopien.

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