G5 Sahel : Emmanuel Macron harangue les troupes

Le chef d’Etat français, Emmanuel Macron, était présent au 31 ème sommet de l’UA pour avancer sur le dossier sahélien.

Ce dernier a rencontré lundi à Nouakchott les présidents des cinq pays composant le G5 Sahel (Tchad, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso) afin de faire le point sur un dossier au combien épineux relaie Africa News.

Cette force conjointe est en effet chargée de lutter efficacement et durablement contre la menace djihadiste particulièrement prégnante dans la région. Et de prendre le relais, à terme, de la force française, Barkhane, déployée notamment dans le nord du Mali où elle combat les groupes djihadistes.

Pour autant, les résultats tardent à se concrétiser. L’ONU n’avait d’ailleurs pas manqué de monter au créneau l’automne dernier en fustigeant les retards importants constatés dans la mise en oeuvre des dispositions centrales de l’accord de paix signé au Mali en 2015.

Une impatience partagée par Emmanuel Macron qui avait sollicité la Maison Blanche fin octobre pour que le géant américain fasse marcher ses rouages onusiens. Et cela, afin qu’un appui logistique et financier supérieur vienne accélérer le processus de sécurisation de la zone.

Une nouvelle piqûre de rappel en provenance de l’Elysée 

L’intéressé a donc rappelé une nouvelle fois le 02 juillet son souhait « d’éradiquer le terrorisme dans toute la région par une coordination sécuritaire entre la force conjointe des pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane et la mission onusienne, Minusma ».

De son côté, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, s’est voulu plus pragmatique en indiquant que ce combat demeurait militaire à court terme, mais qu’à long terme le développement économique et social devait primer. Et pour cause, « c’est sur le terreau de la pauvreté que se développe le terrorisme », a-t-il insisté.

Pour information, le G5 Sahel a ouvert en février « son nouveau collège de défense situé aux portes de Nouakchott, au milieu d’un paysage désertique », poursuit le média. « Cette école de guerre accueillera ainsi ses premiers stagiaires (dès) le 08 octobre prochain. A savoir 31 officiers supérieurs (répartis de la façon suivante) : cinq pour chacun des cinq pays à l’exception de la Mauritanie qui en aura 11, étant donné qu’elle assure 34 % du financement du collège ».

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