Algérie: le hirak ne s’arrête plus

Les manifestations du mouvement hirak ont repris en force ces dernières semaines. Les Algériens réinvestissent les rues avec détermination, après une coupure qui a duré plusieurs mois, en raison de la crise sanitaire. 

En ce 111ème vendredi de protestation, les manifestants continuent de rejeter massivement le pouvoir en place et appellent à un Etat “civil et non militaire”, parmi les solgans qui sont entendus : «  les généraux, à le poubelle ».

En effet, malgré un nombre de participants moins important que celui de vendredi dernier, les manifesants ont continué à  maintenir la pression sur le pouvoir, à travers des slogans comme «Rendez le pouvoir au peuple», «L’Algérie est plus grande que la bande», «la légalité du hirak est au-dessus de celle des élections» et d’autres réclamant encore une fois la libération des détenus du hirak.

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), plus d’une dizaine d’arrestations ont été effectuées par la police à Bab El Oued et aux alentours de la mosquée Errahma au quartier Ferhat-Boussad (centre d’Alger), où des activistes ont également tenté d’entamer une marche.

Pour les médias algériens, cette marche de samedi vient s’ajouter à celles organisées chaque mardi et vendredi, et constituera un tournant, pour les revendications visant l’émancipation politico-sociale, pour laquelle les Algériens se sont révoltés dans un mouvement qui a fini par avoir raison du pouvoir du président Bouteflika et ce, après une vingtaine d’années de règne controversé.

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