Un ancien général des forces armées égyptiennes exécuté pour ses activités terroristes

L’ancien officier égyptien, Hicham el-Ashmawy, proche d’al-Qaïda, et responsable de multiples attentats, a été exécuté par pendaison.

Le chef djihadiste, Hicham el-Ashmawy, ancien officier des forces spéciales égyptiennes, a été exécuté mercredi 4 mars. Les forces libyennes du maréchal, Khalifa Haftar, l’avaient remis au Caire en mai 2019, relaie Le Parisien. Qui ajoute que ce dernier fut « longtemps le terroriste égyptien le plus recherché, jusqu’à son arrestation dans l’est de la Libye, à Derna, en octobre 2018 ».

Dans les faits, el-Ashmawy a joué un rôle dans une quinzaine de crimes, parmi lesquels une attaque contre un check-point à la frontière avec la Libye en 2014, où 22 soldats ont perdu la vie. Autre fait d’arme, ce dernier a dirigé le groupe Ansar beit al-Maqdes, dans la péninsule du Sinaï, dans l’est du pays, où sévit une insurrection nourrie par la destitution du président Morsi en 2013.

Le Sinaï toujours aussi tourmenté

Pour rappel, une attaque récente et non revendiquée au nord-est du Sinaï a encore troublé ce périmètre extrêmement sensible. Les forces de l’ordre du gouvernorat du Nord-Sinaï ont effet annoncé début février une offensive contre un gazoduc orchestrée par des hommes armés et masqués qui n’a heureusement pas fait de blessés. A cette occasion, les assaillants avaient placé des explosifs à environ 80 km à l’ouest d’Al Arish, la capitale provinciale du Sinaï, provoquant une forte déflagration.

Devant la poursuite des heurts dans la région, l’opération “Sinaï 2018” se maintient donc contre vents et marées pour les troupes du président Al-Sissi… pressées d’en finir avec les djihadistes. Lancé le 9 février 2018, ce chantier d’envergure – qui devait initialement durer trois mois – a pour but de défaire l’insurrection de l’Etat islamique (EI) au nord de la zone; Ce dispositif  faisant directement écho à l’attaque perpétrée par l’EI en novembre 2017 dans une mosquée de Bir al-Abed. Bilan : 300 morts.

Les routes commerciales reprennent des couleurs

Enfin, il est important de rappeler que Le Caire a officialisé en octobre 2019 la reprise de la circulation des camions commerciaux entre l’Egypte et Israël, via le poste-frontière de la péninsule… bloqué pendant plusieurs mois par la montée en puissance des terroristes dans la région.

Concrètement, cette voie commerciale – qui porte majoritairement sur des denrées alimentaires et des matières premières – emprunte la route d’el-Auga, au sud de Gaza, non loin du centre du Sinaï.

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