Les Etats-Unis rouvrent leur ambassade en Somalie

Après presque 30 ans “d’abstinence”, Washington reprend durablement pied sur le sol somalien.

Pour le Département d’Etat américain, « cet événement historique reflète les progrès de la Somalie au cours des dernières années. Et constitue un autre pas en avant dans la formalisation de l’engagement diplomatique des Etats-Unis à Mogadiscio ».

Le géant outre-Atlantique avait en effet fermé son ambassade dans la capitale en 1991, alors que la guerre civile faisait rage. Cette annonce vient ainsi conforter l’offensive US en Somalie contre les shebab.

Pour information, l’armée américaine, qui dispose de 5 bases militaires sur le territoire, opère régulièrement par les airs pour frapper les djihadistes. Plus d’une trentaine d’attaques par drone ont d’ailleurs été décomptées depuis le début de l’année.

Selon RFI, cette augmentation fait suite à une réforme de l’administration Trump qui a classé, en mars et septembre 2017, plusieurs régions somaliennes en “zone d’hostilité active”. Un statut facilitant les procédures autorisant ces frappes.

Des shebab affaiblis mais toujours actifs

Dans les faits, le gouvernement central somalien résiste toujours tant bien que mal aux assauts répétés du terrorisme. Le soutien dont il bénéficie sur l’échiquier mondial auprès de l’ONU et surtout de l’UA n’est bien sûr pas étranger à cela.

Concrètement les shebab disposent d’une marge de manoeuvre plus faible depuis 2011 et la perte de Mogadiscio. Toutefois, ces derniers restent encore très actifs sur le territoire. Notamment dans de vastes zones rurales, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides jusque dans la capitale.

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