Soudan du Sud : une production pétrolière qui tarde à décoller

Djouba annonce que sa production d’or noir atteint désormais 180 000 barils par jour. Une étape loin des objectifs étatiques pour 2019.

Selon une information relayée par l’agence de presse chinoise, Xinhua, le Soudan du Sud vient d’augmenter sa production de pétrole de 6000 barils par jour, pour atteindre la barre des 180 000 barils.

De son côté, le ministre sud-soudanais du pétrole, Awow Daniel Chuang, a révélé que « cette hausse découlait de la reprise de l’activité dans les blocs 1 et 2 du champ pétrolier de Manga, fermés il y a six ans en raison de l’insécurité dans le nord du pays ». L’intéressé a d’ailleurs ajouté dans la foulée que « cette réouverture allait soutenir les efforts du gouvernement, qui vise à atteindre la barre des 200 000 barils par jour d’ici la fin 2019 ».

Des annonces, peu de résultat 

Cet objectif reste pourtant loin des ambitions affichées au mois de mars par l’ambassadeur du Soudan du Sud en Ethiopie, James Morgan. Le diplomate avait en effet annoncé auprès de la presse internationale que Djouba visait ni plus ni moins « un million de barils de pétrole par jour d’ici fin 2019 ». Une hypothèse soutenue par la réouverture partielle début janvier des puits pétroliers situés dans l’Etat d’Unité, l’une des régions locales les plus riches en la matière.

Ce dossier est d’autant plus prégnant que le Soudan du Sud n’en finit plus avec les luttes intestines, les projets de paix et les restructurations gouvernementales. Dans les faits, la production domestique décroît dangereusement depuis cinq ans. Un constat particulièrement alarmant alors que l’économie de ce petit Etat – dont l’indépendance date du 9 juillet 2011 – repose à 98 % sur ses ressources d’or noir. Ainsi, si la production était de 350 000 barils il y a 8 ans, elle est malheureusement passée sous la barre des 150 000 durant la guerre.

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