Koweït/Philippines : accord trouvé sur le sort des domestiques philippins

Le Koweït a accepté diverses concessions sociales en faveur des travailleurs philippins travaillant dans le pays.

Alors que Manille avait interdit temporairement à ses ressortissants de travailler au Koweït, en raison des multiples cas de mauvais traitements subis par les migrants philippins venus tenter leur chance dans l’Etat pétrolier, un accord a été trouvé vendredi entre les deux Etats.

Les autorités koweïtiennes ont en effet accepté de leur octroyer de nouveaux droits sociaux afin de clore ce blocus. Désormais, les principaux intéressés pourront garder leur téléphone portable, bénéficier d’un jour de repos supplémentaire et faire appel si besoin à l’aide des autorités philippines.

Toutefois, il est important de noter que ce geste ne permettra pas aux malheureux de conserver leur passeport à leur arrivée sur le territoire. Une subtilité qui malgré tout pèse très lourdement dans la balance.

Un geste anecdotique

Pour rappel, c’est un fait divers particulièrement sordide qui avait mis le feu au poudre dans cette affaire au mois de février. Le corps d’une domestique philippine avait en effet été découvert dans un congélateur au Koweït.

L’enquête indiqua que la victime avait subi des signes manifestes de torture de la part de ses employeurs – un Libanais et son épouse syrienne – arrêtés depuis à Damas suite à un mandat d’arrêt diffusé par Interpol. La polémique de trop en somme pour Manille.

Selon les données publiées par le ministère philippin des Affaires étrangères, et relayées par Libération, environ 262 000 Philippins travaillent actuellement au Koweït, dont près de 60% comme employés de maison.