La France va participer à la reconstruction de l’Irak

La conférence sur la reconstruction de l’Irak, qui durera trois jours, s’est ouverte ce matin au Koweït.

« 2,5 milliards d’euros doivent être alloués »

Concrètement, la Banque mondiale s’est engagée à apporter les garanties nécessaires pour accompagner les projets, tout comme certains Etats. La France, par exemple, « figure parmi les principaux contributeurs : 2,5 milliards d’euros doivent être alloués, par le biais du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour reconstruire la faculté de médecine de l’université de Ninive, ainsi que la faculté des arts et le département de français de l’université de Mossoul » renseigne Hélène Sallon, journaliste au Monde. 

« Hautement prioritaires »

Selon les informations fournies par le programme onusien« dans les villes libérées, les logements sont endommagés et les infrastructures de base comme les systèmes d’approvisionnement en eau et électricité, les bâtiments municipaux et les écoles ont été détruits. Les conditions de vie des communautés d’accueil se détériorent, et après 3 années de crises économiques, la population est plus vulnérable que jamais. Actuellement, on estime que plus de 10 millions d’Irakiens ont besoin d’une assistance humanitaire. »

Présent en Irak depuis 1976, le PNUD aide le pays, ravagé depuis les années 1980 par les guerres à répétition et un long embargo, à se réconcilier et à se reconstruire ; fin 2016, 350 projets d’une valeur de plus de 300 millions de dollars ont ainsi financé la reconstruction d’infrastructures, la réhabilitation de services publics et, de manière globale, une stimulation de l’économie locale. Actuellement, le programme des Nations unies (ONU) travaille dans une vingtaine de zones récemment libérées et décrétées « hautement prioritaires » par le gouvernement irakien.

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