L’Irak n’aura pas de passe-droit américain dans le dossier iranien

Fortement dépendant des hydrocarbures de son voisin iranien, l’Irak est pris dans l’étau de l’embargo américain envers Téhéran.

45 jours, c’est le maigre délai accordé le 8 novembre dernier par Washington à Bagdad pour se délester de ses importations de gaz et de pétrole iraniens. Comme de nombreux pays, l’Irak fait en effet les frais de la reprise, trois jours plus tôt, de l’embargo américain sur l’empire perse.

Néanmoins, la situation reste particulièrement problématique pour les Irakiens, puisque l’Etat est confronté actuellement à une sévère pénurie d’électricité. La production domestique ne couvrant que 60% de la demande… Sachant que les attaques terroristes contre les lignes à haute tension se multiplient dans le même temps sur le territoire.

Vers une auto-suffisance énergétique

Alors que l’Irak pourra atteindre une auto-suffisance énergétique au minimum dans quatre ans, selon les experts, une décision d’urgence doit donc émerger et vite. Vous en conviendrez.

Les autorités locales, qui achètent 1300 mégawatts d’électricité à l’Iran, ont donc accepté de dessiner une “feuille de route” en échange d’une “exemption” américaine dans ce dossier, relaie L’Express.

En ce sens, Bagdad a déjà signé début 2018 un protocole d’accord avec la compagnie US, Orion Gas Processors, pour exploiter le gaz du champ pétrolier de Ben Omar (Sud). La réponse à cette épineuse question se trouverait donc sur son sol.

Affaire à suivre…