Soudan : l’uranium s’ouvre aux investissements internationaux

Khartoum compte pleinement tirer profit du filon national d’uranium en ouvrant la filière aux capitaux étrangers.

Le Soudan, qui détient la troisième plus grande réserve d’uranium de la planète, a annoncé lundi qu’il était prêt à exploiter cette juteuse manne financière en s’ouvrant aux investissements.

Selon La Tribune, « cette décision a été prise lors de la réunion régulière du Comité de contrôle du taux de change. L’occasion pour le gouvernement de se mettre d’accord sur la modification d’un certain nombre de textes législatifs portant sur le commerce, les devises étrangères, les ressources minérales, le stockage des minéraux précieux, ainsi que l’exportation à des prix plus attractifs que ceux proposés par les marchés internationaux ».

Il est également important de noter que la justice locale se montrera désormais intraitable envers la fraude au certificat d’origine, confirme le ministre soudanais du Commerce, Hatim Al-Sir.

La Russie a déjà défriché le terrain

Actuellement, Moscou garde un train d’avance dans ce dossier en raison d’un savoir-faire de premier plan dans l’extraction de cette matière première, cruciale pour l’exploitation des centrales nucléaires. La Compagnie d’études géologiques du Soudan avait d’ailleurs confirmé cette tendance en juillet 2015 « après avoir découvert de grandes quantités du minerai dans diverses régions du pays ».

Pour rappel, la problématique de l’uranium demeure un enjeu politique majeur pour le président El-Béchir. Et pour cause, l’Etat voit ses réserves de devises étrangères fondre depuis 2011, année de l’indépendance du Soudan Sud qui a récupéré la paternité des champs pétroliers nationaux.

Pire, « le gouvernement s’est vu obligé de dévaluer la livre début 2018, tout en supprimant les subventions sur certains produits de base », poursuit le média. Une décision très mal accueillie par la population.

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