Téhéran dans la ligne de mire US, après deux nouveaux sabotages en mer d’Oman

Les affaires iraniennes se compliquent sensiblement après une nouvelle affaire de sabotage pétrolier.

Alors que deux pétroliers saoudiens ont subi dimanche 12 mai de violents dégâts en mer d’Oman – un couloir stratégique qui voit transiter chaque jour 30% de la production planétaire d’or noir vers l’océan Indien – un nouvel acte de sabotage est intervenu hier dans le golfe Persique. Deux navires norvégien et japonais se trouvaient en effet entre les Emirats arabes unis et l’Iran lorsqu’ils ont essuyé de violentes attaques, relaie Le Monde.

Sans grande surprise, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a immédiatement mis la pression sur Téhéran, sous embargo US, en accusant fermement l’Iran d’être à l’origine de “cet incident” militaro-politique.

« Les Etats-Unis considèrent que la République islamique d’Iran est responsable des attaques survenues aujourd’hui dans le golfe d’Oman. Cette conclusion s’appuie sur des renseignements, sur les armes utilisées, sur le niveau de savoir-faire nécessaire pour mener à bien l’opération, et sur les attaques iraniennes analogues et récentes contre la marine marchande. Mais aussi sur le fait qu’aucune organisation à la solde d’une puissance, dans la région, ne dispose des ressources et de l’efficacité requises pour passer à l’acte avec un tel degré de complexité. »

Des preuves pas assez convaincantes à ce stade

Washington ne s’est pas d’ailleurs pas arrêté en si bon chemin en publiant jeudi « une vidéo montrant (présumément) une patrouille des Gardiens de la Révolution islamique (GRI), le corps d’élite de l’armée iranienne, retirant une mine-ventouse qui n’avait pas explosé sur une paroi de l’un des deux tankers attaqués ».

De son côté, les autorités iraniennes se sont attelées à réfuter ces allégations en attentant que des preuves concrètes soient mises “sur la table”. Tout en affirmant parallèlement avoir secouru 44 marins issus des deux navires accidentés.

Pour information, les cours du brut ont logiquement subi un bond significatif après l’officialisation de ce nouvel imbroglio diplomatique. Une donnée de nature à inquiéter l’Arabie saoudite qui ne prive pas de mettre la pression sur la communauté internationale. Et cela, afin qu’elle protège la sécurité maritime régionale, de manière à éviter les effets néfastes sur le marché mondial de l’énergie.

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