Israël : Tel Aviv libére plus de 200 migrants érythréens

L’imbrioglio judiciaire opposant Tel Aviv aux migrants subsahariens entrés illégalement en Israël se poursuit.

Comme le rappelle justement Jeune Afrique, le gouvernement de Benjamin Netanyahu considère la problématique de la migration illégale comme un véritable fardeau. Ainsi, près de 20 000 hommes et femmes sont placés depuis quelques semaines face à un dilemne insoluble : la prison ou l’expulsion.

L’Etat hébreu leur propose en effet une somme de 3500 dollars afin qu’ils quittent le territoire. Et cela, vers un autre pays susceptible de les accueillir. Ce plan d’expulsion reste en outre largement décrié par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU.

Une partie d’entre-eux ont néanmoins choisi de ne pas repartir et se sont retrouvés derrière les barreaux. C’est le cas de plus de 200 Erythréens détenus dans le centre de rétention d’Holot rattachée à la prison de Saharonim (Sud).

Du moins, jusqu’au dimanche 15 avril, puisque la Cour suprême a ordonné la libération des malheureux en raison d’une subtilité juridique, et pas des moindres : la lenteur des négociations menées par Tel Aviv avec un éventuel pays d’accueil rédhibitoire pour pousuire légalement l’incarcération.

La Cour suprême contrarie les plans de Netanyahu

« Vu que les négociations entre l’Etat d’Israël et un pays tiers pour accueillir des migrants sont encore en cours, et en vertu d’un récent jugement de la Cour suprême, les migrants détenus dans la prison de Saharonim seront libérés dans la journée », ont en conséquence relayé les services nationaux d’immigration.

Pour le moment, seules deux terres d’accueil semblent être crédibles selon les autorités locales. Il s’agit de l’Ouganda, prêt « à accueillir 500 migrants érythréens et soudanais en situation irrégulière en Israël », mais aussi du Rwanda indiquent plusieurs ONG israéliennes sans donner plus d’informations.

Enfin, il est important de noter que le gouvernement Netanyahu s’est engagé tacitement à ne pas renvoyer ces personnes dans leur pays d’origine.

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