Syrie : un Nigérian à la tête du comité d’enquête sur les incidents d’Idlib

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16.09.2019

La comité d’enquête devra examiner une série d’incidents survenus dans le nord-ouest de la Syrie, particulièrement à Idlib.

Le secrétaire général des Nations unies (ONU), António Guterres, a nommé un général du Nigéria à la tête du Comité d’enquête du siège de l’ONU chargé d’examiner une série d’incidents survenus dans le nord-ouest de la Syrie, depuis la signature de l’accord entre la Russie et la Turquie, le 17 septembre 2018, sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib.

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Le Secrétaire général avait annoncé le 1er août dernier la création de ce Comité d’enquête, désormais piloté par le général Chikadibia Obiakor et qui inclura également Janet Lim (Singapour) et Maria Santos Pais (Portugal).

« Le Comité examinera et enquêtera sur un certain nombre d’incidents spécifiques [qui ont mené à la destruction d’] installations figurant sur la liste de désescalade de l’ONU et des installations soutenues par l’ONU dans la région », a précisé le porte-parole du secrétaire général dans une déclaration à la presse.

Bombardements du gouvernement syrien

Les travaux du Comité d’enquête se verront appuyés par deux experts de haut niveau : le général Fernando Ordóñez (Pérou) et Pierre Ryter, ancien chef de la délégation régionale du Comité international de la Croix-Rouge (Suisse). Ils débuteront le 30 septembre 2019 et devront vérifier les faits de chaque incident, avant la remise d’un rapport final au secrétaire général. Qui a exhorté « toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec le Comité », selon son porte-parole.

Fin juillet, le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Mark Lowcock, avait dénoncé, devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, les bombardements du gouvernement syrien, soutenu par l’aviation russe, dans la zone de désescalade d’Idlib. Il avait réfuté les informations du gouvernement syrien selon lesquelles des groupes terroristes avaient pris le contrôle des hôpitaux d’Idlib et qu’il n’y avait plus de réseaux d’ambulances dans la région.

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