Somalie : Washington intensifie son travail de sape contre les shebab

L’armée américaine annonce avoir supprimé 62 djihadistes lors de six frappes menées au cours du week-end en Somalie.

Alors que Washington reprend durablement pied sur le sol somalien après avoir rouvert son ambassade à Mogadiscio début décembre – et cela après près de 30 ans de retrait diplomatique – l’Oncle Sam cherche désormais à clore définitivement le dossier shebab. La Somalie souffre en effet depuis trop longtemps de cette menace perpétuelle, cruelle et sanglante.

En conséquence, le rythme des opérations des forces spéciales US s’accélère localement. Le Monde révèle en effet qu’une offensive aérienne menée samedi et dimanche dans la région de Gandarsh (Sud) a permis de mettre hors d’état de nuire pas moins de 62 terroristes.

Pour information, l’armée américaine, qui dispose de cinq bases militaires sur le territoire, opère régulièrement par les airs pour frapper les djihadistes. Plus d’une trentaine d’attaques par drone ont d’ailleurs été décomptées depuis le début de l’année (sur 45 attaques recensées).

Selon RFI, cette augmentation fait suite à une réforme de l’administration Trump qui a classé, en mars et septembre 2017, plusieurs régions somaliennes en “zone d’hostilité active”. Un statut facilitant les procédures autorisant ces frappes.

Des shebab affaiblis mais toujours actifs

Dans les faits, le gouvernement central somalien résiste toujours tant bien que mal aux assauts répétés du terrorisme. Le soutien dont il bénéficie sur l’échiquier mondial auprès de l’ONU. Et surtout de l’UA n’est bien sûr pas étranger à cela.

Concrètement les shebab disposent d’une marge de manoeuvre plus faible depuis 2011 et la perte de Mogadiscio. Toutefois, ces derniers restent encore très actifs sur le territoire. Notamment dans de vastes zones rurales, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides jusque dans la capitale.