Tel Aviv expulse une travailleuse philippine pour avoir eu un enfant illégalement sur le territoire

En signant un visa de travail imposant qu’elle n’ait pas d’enfant en Israël, Rosemarie Perez est entrée dans la clandestinité.

Selon LCI, « près de 600 familles originaires des Philippines et vivant dans l’Etat hébreu sont (en effet) menacées d’expulsion. La raison ? Elles ont donné naissance à un ou plusieurs enfant(s) sur le territoire alors qu’elles n’avaient que des visa temporaires ».

Face à ce triste constat, le média indique qu’un millier de personnes sont descendues dans les rues de Tel Aviv, mardi 6 août, afin de soutenir ces centaines de travailleurs étrangers, ainsi que leurs enfants. Un mouvement jugé insuffisant par les autorités, semble-t-il, « puisqu’une semaine plus tard, (ces dernières) ont annoncé l’expulsion d’une mère et son fils, déjà adolescent et né en Israël ».

Dans les faits, cette femme aurait dû envoyer son bébé au pays en 2007 pour pouvoir continuer à travailler en Israël en tant qu’aide à domicile. Ce qu’elle n’a pas fait, entrant de facto dans l’illégalité. De son côté, le jeune Rohan parle l’hébreu et l’anglais, mais n’a jamais visité les Philippines, dont il ne connaît finalement que peu de choses.

Le golfe Persique n’est pas en reste

Malheureusement, les déboires des travailleurs philippins en Israël se prolonge dans bien d’autres pays. C’est bien sûr le cas dans le golfe Persique, notamment au Koweit connu pour ses actes de maltraitances répétés envers cette communauté. Devant cette situation alarmante, Manille avait alors interdit temporairement à ses ressortissants de travailler au sein de l’Etat pétrolier (en mai 2018).

Prises “dans l’étau”, les autorités koweïtiennes n’eurent d’autre choix que d’accepter de leur octroyer de nouveaux droits sociaux afin de clore ce blocus. Désormais, les principaux intéressés peuvent garder leur téléphone portable, bénéficier d’un jour de repos supplémentaire ou encore faire appel, si besoin, à l’aide des autorités philippines.

Toutefois, il est important de noter que ce geste ne permet pas aux malheureux de conserver leur passeport à leur arrivée sur le territoire. Une subtilité qui, malgré tout, pèse très lourdement dans la balance.

Un geste anecdotique

Pour rappel, c’est un fait divers particulièrement sordide qui avait mis le feu au poudre dans cette affaire au mois de février 2018. Le corps d’une domestique philippine avait en effet été découvert dans un congélateur au Koweït.

L’enquête indiqua que la victime avait subi des signes manifestes de torture de la part de ses employeurs – un Libanais et son épouse syrienne – arrêtés depuis à Damas suite à un mandat d’arrêt diffusé par Interpol. La polémique de trop en somme pour Manille…

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