Maroc : Uber renonce à poursuivre son activité

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21.02.2018

Après trois d’années d’activité dans le Royaume, le géant des VTC jette l’éponge en raison d’une réglementation jugée capricieuse.

Entre Rabat et Uber, l’amour n’a duré que trois ans. La start-up californienne a annoncé la suspension de son activité au Maroc à compter du 23 février. Si cette décision reste assez soudaine, elle trouve toutefois sa source dans un cadre administratif et légal local jugé très peu concordant avec la politique que souhaite mener l’entreprise.

Et pour cause, les chauffeurs VTC ont opéré dans l’illégalité sur le territoire durant ce laps de temps, faute d’accord entre le gouvernement et Uber. « Malheureusement, depuis notre lancement au Maroc, nous n’avons pas eu de clarté sur l’intégration des applications comme Uber au modèle de transport existant », souligne sommairement le groupe américain.

En effet, poursuit Jeune Afrique« le transport est très encadré au Maroc », ce qui dénote quelque peu avec les modèles occidentaux, plus libéraux sur ce dossier. D’autant plus que « les altercations entre les taximen et les chauffeurs Uber ont trop souvent été musclées, et les autorités sans merci ».

Retour possible

Néanmoins, il ne pourrait s’agir que d’une pause, puisqu’un retour d’Uber dans le Royaume n’est pas à exclure dans le futur, a indiqué Meryem Belqziz, la directrice générale de l’application au Maroc :

« Une transformation réussie nécessite d’être un partenaire responsable pour les villes, les chauffeurs et les utilisateurs que nous servons. C’est pour cela que nous avons tout fait pour travailler avec les autorités et les pouvoirs publics au Maroc afin de trouver une solution qui conviendrait à tous. Bien que l’incertitude réglementaire actuelle ne nous permette pas de fournir une expérience sûre et fiable, qui réponde aux exigences de nos clients, chauffeurs comme passagers, nous sommes (bien entendu) prêts à revenir dès que de nouvelles règles seront en place », tempère ainsi l’intéressée.

Pour rappel, Uber recense désormais 19 000 utilisateurs et 300 chauffeurs dans le pays. De quoi relancer la machine ?

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