Algérie : le réseau Internet coupé pour éviter la fraude durant le baccalauréat

Alors que les cas de fraude se sont multipliés ces dernières années, Alger a décidé d’employer les grands moyens.

La fuite des sujets lors des épreuves du baccalauréat est devenue depuis deux ans une véritable préoccupation nationale en Algérie. Après plusieurs cas de tricheries référencés en 2016, et une relative contre-attaque étatique en 2017 pour éradiquer ce fléau, le cru 2018 semble beaucoup moins permissif, relaie La Dépêche.

Le média francophone indique en effet que « le réseau Internet a été interrompu trois fois mercredi 20 juin. (A chaque fois) à la première heure de chaque épreuve de la journée. Il en sera de même pour toutes (les matières) jusqu’à la fin de l’examen national, lundi 25 juin ».

Sur « le pied de guerre »

Mais ce n’est pas tout, « tous les objets connectés (portables, tablettes ou autres) ont été interdits à l’entrée des centres d’examen, (que ce soit) pour les candidats mais aussi pour les professeurs, surveillants ou membres du personnel. (Parallèlement), les candidats ont également été soumis aux détecteurs de métaux. Des brouilleurs de télécommunications et des caméras de surveillance avaient, en outre, été installés dans les centres d’impression des sujets ».

Cette mesure s’avère ainsi bien plus drastique qu’en 2017 où seul l’accès aux réseaux sociaux avait été bloqué par le gouvernement. Sans résultats probants, puisque quelques « petits malins » étaient tout de même parvenus à se procurer les sujets sur la Toile. Et cela, avant le début « des hostilités ».

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