Qatar/football : le Mondial 2022 restera sur un format classique de 32 équipes

La volonté de la Fifa d’élargir la compétition à 48 équipes n’a pas pesé lourd face aux rivalités qui animent le golfe Persique.

Alors que la la Fédération internationale de football a tout tenté pour “reformater” le Mondial 2022 au Qatar – n’hésitant pas à intégrer dans la danse le Koweït et Oman, relativement neutres dans le conflit opposant l’Etat gazier à Riyad – l’institution a annoncé mercredi que ce projet n’aboutirait pas. L’édition 2026 de la plus célèbre des compétions du ballon rond (USA-Canada-Mexique) servira donc de premier “cobaye” pour la réforme.

Selon James Dorsey, chercheur à la S. Rajaratnam School of International Studies de Singapour et auteur de “The Turbulent World of Middle East Soccer”, cet épilogue ne faisait quoi qu’il en soit pas l’ombre d’un doute :

« Il y a eu des semaines et des mois de discussions sur tout et n’importe quoi. Mais il n’y a jamais eu la moindre chance que la Coupe du Monde 2022 soit élargie. Nous étions aussi aux deux tiers de la route vers (l’événement), c’est une étape trop tardive pour changer les choses », confirme ainsi l’intéressé auprès de l’Obs.

Un embargo infranchissable pour la FIFA

De son côté, Tobias Borck, analyste au Royal United Services Institute, a rappelé une logique implacable, à savoir que le Qatar est tout simplement trop petit pour accueillir un Mondial à 48 équipes. Quant à l’embargo régional qui pèse sur Doha, ce dernier rend impossible toute aide extérieure provenant de l’Arabie saoudite et de ses alliés. Pire, le Koweït et Oman, seules nations susceptibles d’appuyer le Qatar dans ce dossier, n’ont pas non plus montré d’intérêt particulier à co-organiser la compétition.

Pour information, la Fifa estime qu’un format élargi aurait pu générer « entre 265 et 354 millions d’euros de revenus supplémentaires. 300 étant la projection basse et 400 la projection haute ».