Syrie : Trump souhaite préserver les champs pétroliers situés à l’Est

Après avoir annoncé son retrait de la Syrie, Washington a décidé de procéder à quelques réajustements sur le territoire.

Le retrait américain au nord du territoire, acté le 7 octobre dernier, semble manifestement avoir été un peu “hâtif” au vu des derniers déclarations en provenance de la Maison Blanche. Et pour cause, le président Trump souhaite désormais laisser deux contingents de soldats US en Syrie.

Le premier, estimé à 250 personnes, devrait ainsi prendre place à la frontière syro-irakienne, relaie Le Point. Et cela, « pour effectuer des missions de contre-terrorisme et prévenir la résurgence de l’Etat islamique. (Mais aussi) protéger les principaux puits de pétrole du pays situés dans la région de Deir Ezzor, (qui pèsent plus de la moitié de la production locale) ».

La Jordanie ne veut pas récupérer les “djihadistes syriens”

Quant au deuxième (150 têtes), il viendra normalement gonfler les rangs de la garnison d’Al Tanf (frontière irako-jordanienne) suite à une demande conjointe de Tel Aviv et Amman. La Jordanie redoute en effet que les partisans de l’EI – qui ont profité de l’offensive turque sur les forces kurdes syriennes (FDS) pour échapper à leurs geôliers –  profitent du marasme ambiant pour s’introduire sur son territoire. Quant aux Israéliens, ces derniers craignent que l’Iran, ennemi héréditaire de l’Etat hébreu, ne s’installe tout le long de la frontière syro-irakienne, ajoute le média.

Dans les faits, la décision des Etats-Unis dans le dossier syrien pèse toujours très lourd dans la balance puisque l’oncle Sam, allié des FDS dans la lutte contre le djihadisme, laissent désormais le champ libre aux autorités turques d’en découdre avec ces mêmes kurdes, ennemis jurés du président Erdogan et par extension d’Ankara. Un postulat, qui au passage, vaut également pour les alliés de Damas et de Bachar el-Assad : à savoir la Russie et l’Iran, véritable chimère de l’administration Trump et de Tel Aviv.

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