Guerre d’Algérie : « J’aurais sans doute torturé si on me l’avait demandé »

Jean-Marie Le Pen, le fondateur du Front national français, revient sur son expérience durant la guerre d’Algérie.

Aujourd’hui moins présent sur la scène médiatique, le père de Marine Le Pen, actuelle présidente du Front national (FN), ne manque pas de défrayer la chronique à chaque fois qu’il s’exprime dans la presse. Cette fois, l’intéressé, qui a combattu dans un régiment de parachutistes hexagonal en 1956-1957, revient sur son histoire avec l’Algérie et la guerre qui a miné le pays entre 1954 et 1962. Et plus précisément sur le dossier de la torture.

Jean-Marie Le Pen a en effet confié sur RTL qu’il aurait sans doute pratiqué la torture si sa hiérarchie le lui avait demandé : « Je l’aurais fait par devoir si j’en avais reçu l’ordre », a-t-il assuré avec sa gouaille toujours très patriote. « Les consignes qui étaient données étaient d’éradiquer à n’importe quel prix la menace terrible que faisait peser le terrorisme, qui a fait des centaines de morts, de blessés et de mutilés, dont personne ne parle ».

« Plus humains que de déchiqueter les jambes d’une petite fille »

L’homme n’en démord pas, les pratiques françaises durant le conflit restaient malgré tout la solution la plus viable par rapport aux circonstances. « C’était justement à la recherche de ces réseaux de bombes qu’un certain nombre de procédés ont été utilisés, beaucoup plus humains que de déchiqueter les jambes d’une petite fille. Y figuraient les coups, la gégène et la baignoire, mais nulle mutilation, rien qui touche à l’intégrité physique », s’est-il défendu. Avant de confirmer qu’il n’avait jamais pris part à la torture, attestant qu’il avait gagné tous ces procès dans ce domaine.

Pour rappel, Jean-Marie Le Pen évoque cet épineux dossier dans le premier tome de ses mémoires à paraître le 1er mars.

Partages