Liban : 1300 migrants en partance pour la Syrie

Ces derniers quitteront le pays du Cèdre demain malgré un contexte sécuritaire très délicat.

Alors que la situation économique et sociale libanaise se complexifie de jour en jour en raison du nombre de migrants syriens toujours plus grand sur le territoire, les autorités locales ont décidé en octobre dernier de durcir la réglementation concernant l’accueil de ces malheureux.

Concrètement, le gouvernement applique désormais des amendes pour ceux qui tentent de passer illégalement la frontière… Avant d’opter pour la case expulsion dans la foulée.

Selon les chiffres onusiens, près d’un million de Syriens séjournent actuellement sur le territoire. Sans surprise, Beyrouth pousse pour que “le retour à la maison” se fasse le plus rapidement possible. Jeudi 28 février, 1300 malheureux retrouveront ainsi leur patrie dans l’incertitude la plus totale, relaie L’Orient Le Jour.

Face à cette équation, le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés tente donc de tempérer tant bien que mal cette impatience. Le HCR considère en effet que Damas n’est pas en mesure d’assurer leur sécurité. Que ce soit sur la plan physique ou économique.

250 000 retours en 2019 ?

Pour information, les Nations unies estiment à 250 000 le nombre de femmes, hommes et enfants susceptibles de regagner la Syrie en 2019. Néanmoins, le chemin s’annonce encore ardu car 5,6 millions de Syriens vivotent actuellement au sein des Etats limitrophes.

En conséquence, l’organisme onusien multiplie les appels du pied pour les convaincre de rentrer au bercail. Et cela, afin de désengorger les pays d’accueil comme le Liban ou la Jordanie qui souffrent de plus en plus économiquement face à cet afflux massif.

Malheureusement, en raison d’un manque criant de documents confirmant l’identité des migrants ainsi que leurs titres de propriété, et face à la faiblesse des services en matière d’éducation et de santé sur place, le HCR considère qu’une accélération des retours demeure toujours complexe à ce stade.

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