La justice soudanaise annule la condamnation à mort d’une jeune femme

Noura Hussein, 19 ans, avait été mariée de force et violée par son mari qu’elle poignarda en état de légitime défense.

Face à la pression des ONG internationales, une cour d’appel soudanaise a fait un geste envers la jeune femme en annulant purement et simplement sa condamnation à la peine capitale prononcée en première instance en mai dernier.

Cette dernière avait été reconnue coupable du « meurtre intentionnel » de l’homme que son père força à épouser à l’âge de 16 ans et qui, selon elle, l’avait violée, indique le site 20 minutes.

Pour autant, Noura Hussein purgera malgré tout une peine de cinq ans d’emprisonnement dans les geôles de son pays. Mais ce n’est pas tout, la malheureuse devra également s’acquitter d’une amende de 337 500 livres soudanaises, soit 12 000 dollars.

Un chiffre démentiel au regard du PIB national par habitant (2415$ selon les données 2016). Sans une aide mondiale, cette affaire risque donc de se complexifier sensiblement.

Strict respect de la charia

Ainsi, cette chronique judiciaire démontre que la situation des droits des femmes soudanaises reste encore très préoccupante dans une société soumise au strict respect de la charia.

Le cas de N. Hussein fait d’ailleurs écho au calvaire subi récemment par une autre femme qui – après avoir purgé une peine de six mois de prison pour s’être mariée avec un homme non reconnu par ses parents – reçut 75 coups de fouet le jour de sa libération.

Partages