L’Irak ne compte pas pâtir du conflit Washington-Téhéran

De passage mercredi à Londres, le président irakien a réitéré sa neutralité dans le dossier américano-iranien.

Conscient des risques sécuritaires liés aux regains des tensions entre Washington et Téhéran, deux alliés de l’Irak, Barham Saleh a laissé entendre que son pays goûterait modérément à une nouvelle péripétie guerrière. Et qu’il ne ferait pas office de « victime collatérale », si la situation sécuritaire régionale venait à s’envenimer.

« L’Irak demande à tout le monde de se calmer. Nous avons vécu quatre décennies de troubles. Nous ne voulons pas nous retrouver mêlés à une autre guerre au Moyen-Orient », a ainsi martelé l’intéressé en conférence de presse.

Avant de souligner que Bagdad n’était pas habilité à jouer à nouveau un rôle de « champ de bataille par procuration », mais visait uniquement « la stabilité ». « Il est dans l’intérêt de notre pays d’entretenir de bonnes relations avec l’Iran, tout comme les Etats-Unis, un partenaire très important pour l’Irak. »

Le Royaume-Uni intensifie son aide

Les autorités locales ont en effet d’autres chats à fouetter actuellement avec la problématique du djihadisme qui gangrène toujours le territoire. Et cela, malgré l’annonce en grande pompe, il y a plus d’un an, d’une victoire totale contre l’Etat islamique. L’organisation terroriste disposant toujours de cellules en sommeil et d’un financement bel et bien présent.

En ce sens, la Première ministre britannique, Theresa May, s’est engagée à « fournir un soutien supplémentaire aux forces de sécurité irakiennes et aux peshmergas (combattants kurdes) » pour contrer la menace.

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