L’Iran dépêche son navire de guerre le plus sophistiqué dans les golfes d’Aden et d’Oman

Téhéran souhaite protéger ses pétroliers dans ce couloir maritime stratégique particulièrement conflictuel.

D’après une information relayée par The Times of Israël, l’Iran a décidé de protéger drastiquement ses navires appelés à traverser les golfes d’Aden, d’Oman, ainsi que le détroit d’Ormuz. Ces derniers voyant transiter chaque jour 30% de la production planétaire d’or noir vers l’océan Indien.

Sabotages

Dans les faits, le géant perse a dépêché sur place son navire de guerre le plus dissuasif… alors que les tensions avec l’Arabie saoudite sont extrêmement préoccupantes dans la zone. Et pour cause, Téhéran est suspectée par Riyad d’avoir orchestré au mois de mai le sabotage de deux pétroliers saoudiens, en mer d’Oman, à proximité de la ville émiratie de Fujairah.

Si le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al-Falih, avait alors confirmé qu’aucun blessé et fuite de carburant n’étaient à déplorer, l’intéressé avait toutefois fustigé les importants dégâts constatés à bord des embarcations. Plus troublant, l’une d’elle prenait la direction du terminal saoudien de Ras Tanura pour se recharger en pétrole au profit de clients américains.

La Maison Blanche sur “le qui-vive”

Une donnée qui n’est, bien sûr, pas de nature à rassurer les Etats-Unis, proches alliés du royaume mené par le prince Mohamed ben Salman. Sachant que l’oncle Sam n’a pas hésité, en novembre 2018, à réimposer des sanctions drastiques envers Téhéran. Et cela, en dénonçant l’accord sur le nucléaire signé en grande pompe, à Vienne, en juillet 2015.

Depuis, la situation n’a fait que s’aggraver, avec “au menu” plusieurs attaques de navires, des drones abattus, ainsi que des pétroliers saisis. Mais ce n’est pas tout, car le président américain, Donald Trump, a annulé en juin, au plus fort de la crise, des frappes aériennes contre l’Iran après la destruction d’un drone US par les forces de la République islamique.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a reproché vendredi aux Etats-Unis une pression constante sur les navires perses dans les eaux internationales. Mais aussi une entrave à leur liberté de navigation, poursuit le média hébreu.

Un dossier à suivre de près donc…

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