La France accueille le gratin politique libyen et vise une sortie de crise

L’Elysée souhaite que la Libye organise avant 2019 des élections présidentielle et législatives afin de se stabiliser.

Emmanuel Macron accueille ce mardi à Paris les protagonistes majeurs de l’échiquier politique en Libye. A savoir le maréchal Khalifa Haftar, le Premier ministre, Fayez el-Sarraj, le président du Parlement, Aguila Salah, et le président du Haut Conseil d’État, Khaled al-Mishri. Le but : trouver enfin une solution de sortie de crise susceptible de permettre à Tripoli de reprendre durablement son envol après les années Kadhafi. Mais aussi de stabiliser une région méditerranéenne où la Libye joue un rôle central.

Concrètement, le chef d’Etat français souhaite que ses invités se mettent d’accord pour organiser de concert un processus électoral anticipé, dans un territoire profondément divisé par les luttes intestines. Pour cela, 19 pays et quatre institutions internationales (ONU, Ligue arabe, Union africaine, Union européenne) accompagneront le locataire de l’Elysée durant cette réunion décisive. Et guère aisée, tant la transition politique assurée depuis 2016 par le chef du gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU, Fayez el-Sarraj, demeure instable.

Des motifs d’espoir

A sa décharge, le maréchal Khalifa Haftar, soutenu par l’Egypte, n’aide en rien sa tâche, puisqu’il gère parallèlement le pouvoir à l’Est. Pour autant, la relative accalmie constatée récemment dans les combats entre milices dans la capitale et dans d’autres centres urbains – ainsi que l’engagement pris par ces deux leaders en juillet dernier de favoriser l’émergence d’une session présidentielle et législative durant l’année civile – seraient de nature à crédibiliser ce dossier.

En conséquence, deux orientations se dessinent pour le moment, relaie Jeune Afrique« Soit un référendum est organisé dans les prochaines semaines et les Libyens adoptent la nouvelle Constitution sur la base de laquelle les élections pourront ensuite être organisées. Soit (le texte) est adopté après les élections. Dans ce dernier cas, il faudra tout de même prévoir un cadre juridique pour élire un président, la fonction présidentielle n’existant pas. »

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