Washington enlève l’Erythrée de sa liste noire des Etats soutenant le terrorisme

Après l’ONU, c’est au tour de la Maison Blanche de récompenser les efforts diplomatiques entrepris récemment par Asmara.

Le virage politique opéré par l’Erythrée l’année dernière consistant à se rapprocher de ses voisins éthiopien, djiboutien et somalien – et cela afin d’apaiser les tensions régionales – porte de plus en plus ses fruits sur la scène internationale.

Et pour cause, après avoir obtenu mi-décembre la levée de l’embargo économique et diplomatique onusien* qui pesait sur l’Etat depuis 2008, Asmara a également reçu mercredi 29 juin un véritable coup de pouce outre-Atlantique. L’oncle Sam a en effet supprimé  l’Erythrée de sa liste noire des nations soutenant le terrorisme.

Washington reprochait en effet jusque-là au gouvernement local son conflit territorial avec Djibouti, son soutien à des actions terroristes en Ethiopie et surtout une proximité inquiétante avec des groupes armés rebelles en Somalie, un territoire où les Etats-Unis sont particulièrement actifs.

Un essai qui demande confirmation

Quoi qu’il en soit, l’Erythrée reste toujours sous étroite surveillance de la communauté internationale puisqu’il doit présenter un rapport tous les six mois au Conseil de sécurité démontrant les efforts consentis pour normaliser ses relations avec Djibouti… où la France, les Etats-Unis et la Chine disposent de bases militaires.

Mais ce n’est pas tout, la renégociation des frontières terrestres et maritimes entre les deux pays et la résolution du conflit portant sur Ras Doumeira, un promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge au nord de Djibouti-ville, ne manqueront pas également d’attirer l’attention des observateurs onusiens et américains.

A suivre donc…

*Suspension de vente d’armes, gel d’actifs financiers de différentes personnalités et organismes, suspension des visas pour des personnalités locales.