Emmanuel Macron en Irak : « Nous serons présents pour rétablir la paix »

« Quel que soit le choix des Américains », le président français a promis de maintenir des troupes dans le pays.

Le président français Emmanuel Macron s’est rendu dimanche dans la ville de Mossoul, dans le nord de l’Irak, qui a subi d’importantes destructions lors de la guerre pour vaincre le groupe État islamique (EI) en 2017. Il a juré de lutter aux côtés des gouvernements régionaux contre le terrorisme, a rapporté l’agence américaine Associated Press (AP).

« Épaule contre épaule »

Le chef de l’État français a déclaré que Daech (acronyme arabe de l’EI) menait des attaques meurtrières dans le monde entier depuis son califat autoproclamé dans certaines parties de la Syrie et de l’Irak. Il a déclaré que l’organisation terroriste ne faisait pas de différence entre la religion et la nationalité des personnes lorsqu’il s’agissait de tuer, notant que les extrémistes ont assassiné de nombreux musulmans.

« Nous ferons tout ce que nous pouvons, épaule contre épaule, avec les gouvernements de la région et avec le gouvernement irakien pour lutter contre ce terrorisme », a déclaré Emmanuel Macron en anglais, après une visite à une mosquée emblématique qui a été détruite par les extrémistes. « Nous serons présents aux côtés des gouvernements souverains pour rétablir la paix ».

Le président tricolore a déclaré que la France aiderait à reconstruire le respect mutuel ainsi que les monuments, les églises, les écoles et les mosquées. Et surtout « l’opportunité économique », dans des pays complètement exsangues après des années de guerre civile. Sans compter que, malgré la défaite militaire de l’EI, en Irak comme en Syrie, des cellules dormantes mènent toujours des attaques meurtrières, comme récemment à l’aéroport de Kaboul, en Afghanistan.

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M. Macron a commencé sa visite à Mossoul par l’église Notre-Dame-de-l’Heure, une église catholique qui a été gravement endommagée pendant le règne de l’EI qui a duré de 2014 jusqu’à la défaite des extrémistes trois ans plus tard. Des enfants irakiens vêtus de blanc et brandissant des drapeaux irakiens et français ont chanté à l’arrivée du chef de l’État français.

Lors de sa rencontre avec les dirigeants chrétiens à l’église Notre-Dame-de-l’Heure, celui-ci a fait une liste de promesses, dont l’ouverture d’un consulat. « Je suis frappé par ce qui est en jeu ici, donc je veux aussi vous dire que nous allons prendre la décision de ramener un consulat et des écoles », a-t-il notamment déclaré, avant de se diriger vers la mosquée al-Nuri (12ème siècle), lieu emblématique de Mossoul, en cours de reconstruction.

M. Macron était arrivé à Bagdad tôt la veille, où il a participé à une conférence réunissant des responsables de tout le Moyen-Orient, qui visait à apaiser les tensions régionales et soulignait le nouveau rôle de médiateur du pays arabe. « Quel que soit le choix des Américains », a-t-il souligné, le président français a promis de maintenir des troupes en Irak. « Aussi longtemps que le gouvernement irakien demandera notre soutien ».

 

Crédits photo : Emmanuel Macron, le président français, en Irak, le 29 août 2021 (AP Photo/Hadi Mizban).

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